Un café avec Giulia, développeuse frontend

Bonjour Giulia ! Tu es une développeuse frontend en stage chez Tracim mais ce n'est pas la première fois que tu fais un stage chez nous. Qu'est-ce qui t'as plu dans l'entreprise et qui t'as donné envie de revenir parmi les suricates ?

Réponse : Bonjour ! La première chose c'est que j'ai eu un bon tuteur de stage dans l'entreprise, Côme, j'ai beaucoup appris donc je me suis dis que, si je reviens, il y a des chances pour que j'apprenne, encore une fois, beaucoup. La deuxième chose, c'est qu'ici c'est une petite entreprise, j'ai l'impression que je suis traitée de la même façon que les autres développeurs et je vois mes amis qui sont dans des grandes entreprises, qui font beaucoup plus de formations au lieu de faire du développement parce que ce sont des stagiaires. Leurs managers n'ont pas beaucoup confiance dans leur travail de stagiaire. Moi ici, j'ai la liberté de faire le même travail que les autres développeurs, même si je suis une stagiaire. La troisième chose c'était le COVID. Comme je connaissais déjà l'équipe, c'était plus facile de faire du télétravail.

Tu es originaire du Brésil. Comment s’y développe le mouvement du libre ? Est-ce que les entreprises et les établissements scolaires sont sensibilisés aux logiciels libres ? Est-ce que la communauté du libre est forte et active tant sur les réseaux qu’en présence physique ? Par le biais de formations ou de séminaires par exemple.

Réponse : Ok donc je ne vais pas savoir te dire pour tout. Côté université, on ne parle pas du libre. Dans mon université au Brésil, on ne fait pas beaucoup de développement web. C'est beaucoup plus axé au niveau de la recherche, donc c'est du développement à un "bas niveau". On apprend surtout comment faire pendant les stages. Moi, j'étais pas dans le mouvement libre avant Algoo, donc même en France je savais pas qu'il y avait toute cette communauté. Après avoir fait des recherches, j'ai découvert o Fórum Internacional de Software Livre (Forum International des Logiciels Libres) qui se passe dans la ville où j'habite, à Porto Alegre.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui souhaitent continuer ou finir leurs études à l’étranger ?

Réponse : Bon... C'est pas toujours facile. Il y a beaucoup de difficultés, que ce soit la langue, la culture, tout ça. Mon conseil principal c'est d'être persévérant, de ne pas s'arrêter à la première difficulté et savoir qu'un étranger ne va pas parler comme les autres, on ne va pas avoir la même attitude et c'est ok. Savoir qu'on va faire des efforts, il y a pas de problèmes et que les gens sachent qu'on est étranger et pas que ça nous bloque, dans n'importe quel pays. Je crois que c'est plus sain. Le principal c'est de pas s'arrêter quand on voit des difficultés parce qu'il y en a beaucoup.